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Me Sidiki Kaba a fait face aux députés, en plénière, ce jeudi pour défendre le budget de son département pour l’exercice à 2023. L’Assemblée nationale a voté le budget dudit ministère arrêté à la somme de 513 377 040 441 FCFA en autorisations d’engagement (AE) et à 272 345 969 845 FCFA en crédits de paiement (CP). Il connaît une hausse de 9,8 milliards en valeur absolue et 4% en valeur relative.

Par programme, ce projet de budget est réparti comme suit : Programme 1: Pilotage, Coordination et Gestion administrative Pour l’exercice 2023, les crédits dédiés à ce programme sont arrêtés à 21 176 123 677 FCFA en AE et en CP. Programme 2: Défense du Territoire national pour l’exercice 2023, les crédits de ce programme sont fixés à 214 115 410 057 FCFA en AE et à 157 544 956 139 FCFA en CP. Programme 3: Sureté publique et Maintien de l’Ordre pour l’exercice 2023, les crédits dudit programme sont arrêtés à 277 935 506 707 FCFA en AE et à 93 474 890 029 FCFA en CP. 

Maître Sidiki KABA, Ministre des Forces armées, à l’entame de son propos, s’est dit honoré d’être devant la Représentation nationale pour l’examen du projet de budget 2023 de son département. Après avoir fait le bilan de l’année 2021 et de celle 2022, en cours, il a indiqué que les crédits prévus pour l’exercice 2023 devront permettre de continuer le maillage du territoire par la poursuite et la finalisation des travaux, notamment les nouveaux cantonnements militaires…

 À propos des questions spécifiques à la Gendarmerie nationale, le Ministre a précisé que cette dernière a le souci d’appliquer la loi dans toute sa rigueur et c’est la raison pour laquelle ses hommes sont surnommés les « soldats de la loi ».

Par ailleurs, il a précisé que le gendarme qui reçoit une plainte, le fait en sa qualité d’officier de police judiciaire, et de ce fait, l’instruction du dossier relève du Ministère de la Justice.

Toutefois, il a précisé que des sanctions sont prévues pour les agents qui seraient déclarés coupables de cas de tortures à l’issue d’une enquête. 

À son tour, le Ministre des Finances et du Budget s’est dit en phase avec vos Commissaires, sur la nécessité de renforcer le budget du Ministère des Forces armées malgré une hausse de 4%, correspondant presque à 9 milliards FCFA.

Cependant, le Ministre a précisé que ce budget de l’Armée n’inclut pas l’acquisition d’un patrouilleur en haute mer pour la surveillance de nos côtes, en prévision de l’exploitation des ressources pétrolières et gazières. À cet effet, il a indiqué que des investissements sont prévus, mais du fait des questions juridiques, ils sont pris en charge par l’Agence judiciaire de l’État. 

Par ailleurs, le Ministre est du même avis sur la nécessité de renforcer les moyens du Génie militaire, de la Fondation des Invalides et Mutilés miliaires ainsi que de l’Agence pour la Réinsertion sociale des militaires et des hôpitaux militaires et infirmeries dans les garnisons.

Sur la possibilité d’institutionnaliser le service militaire obligatoire à l’âge de 18 ans, il a précisé qu’il serait très contraignant de le faire au regard de l’effectif de 177 126 hommes âgés de 18 ans au Sénégal, à enrôler.

 En effet, il a rappelé qu’actuellement les soldats du rang qui sont en contingent perçoivent 30 000 FCFA par mois pour un montant total de 5 313 780 000 FCFA chaque mois. Cette somme, multipliée par la durée de la formation qui est de 24 mois, donnera une idée claire de l’impact budgétaire d’une telle mesure.

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